Vénus, au-delà de l’amour.


Cet article achève la série des trois articles sur Vénus en allant au-delà de simples considérations Vénusiennes. L’heure d’aimer sonne pour chaque natif à des époques différentes. Sans lien avec l’âge civil ou le calendrier, la vie fait entrer l’amour ou propose de tisser des liens affectifs selon vos cieux.

Vénus représente cet attachement à l’apparence physique issue de la douceur dégagée par un être mais aussi de l’ivresse des sens qui résulte d’une relation charnelle. Une forte dissonance de Vénus met des entraves pour se dégager de l’emprise d’un partenaire. Dans un thème de nativité, les dissonances à Vénus désignent un point de faiblesse à régler dans la vie affective. Ce réglage peut demander des années, voire toute une vie et passe d’abord par une conscientisation du problème, puis l’assimilation d’une réalité souvent désagréable et enfin la phase où le natif adopte un changement.

Avant que le problème à corriger soit conscientisé, les schémas se répètent et sont alimentés par des personnes rencontrées pour activer la problématique en question. Le changement s’amorce avec une confrontation du natif avec sa conscience, il s’agit pour lui de réflexes ou d’habitudes qu’il doit abandonner afin d’évoluer et ainsi modifier le schéma sauf que sortir de sa zone de confort dans laquelle il se trouve depuis qu’il est né revient à aller vers l’inconnu.

La façon dont est vécu un aspect se modifie selon les âges et ce qui fut intégré par le vécu. En général les phases des prises de conscience coïncident avec des transits de lentes et spécialement des transsaturniennes (Uranus, Neptune et Pluton) sur les points névralgiques de la carte natale. Il peut être question d’un aspect dissonant enfermant une problématique à «traverser». Les expériences difficiles dont la portée d’entrée sont des attachements affectifs ou des relations amoureuses ne sont pas vécues de la même façon selon leur degré de sévérité, leur durée et les circonstances dans lesquelles elles surviennent. Le vécu et l’état psychologique en cours au moment de l’émergence d’une période de turbulences fluctuent sur les conditions dans lesquelles sont traversées ces difficultés.  L’objectif étant de traverser la situation inconfortable avec le plus de sagesse possible et d’en extraire l’utilité. Le thème natal sert de socle afin de réceptionner au mieux d’éventuelles phases de turbulences. Il arrive que ces périodes de perturbations se donnent rendez-vous et agissent de concert.

Dans le ciel mondial, les configurations astrologiques sont en perpétuel changement, aussi elles forment et déforment à vos cartes natales des figures de détente et de tension de durées variables. Ces successions d’aspects constituent les différents climats traversés et sont distinctement perceptibles pour beaucoup. Un certain nombre de climats se vivent de l’intérieur (état psychologique), ils n’ont rien de factuel mais opèrent des changements. Les dissonances astrales qui renferment des problématiques à dépasser ne sont pas figées.

Les cycles intervenants dans le mondial désactivent ces configurations, ce qui coïncide avec des échéances importantes dans la vie affective.

Les rencontres.

A des moments clefs, la synchronicité place sur la route de natifs aux thèmes porteurs de problématiques, des natifs porteurs d’aspects identiques activent ces zones sensibles. Une rencontre importante pour l’évolution n’est pas le fruit du hasard, elle intervient entre deux personnes dans un objectif précis même si celui-ci se situe plusieurs années après la rencontre. Les énergies contenues au sein des thèmes semblent s’appeler afin de réaliser un bout de chemin ensemble ou de vivre une expérience avec des versants positifs comme négatifs.

Au sein d’une rencontre, astrologiquement le thème d’une personne aide le thème de l’autre personne à régler quelque chose dans sa carte du ciel et l’interaction des deux cartes forme une énergie propre à la relation. Les configurations d’une carte au contact de l’autre installent des potentiels vers des réalisations majeures.  Ces réalisations ne situent pas toujours sur le plan matériel, elles peuvent s’exercer à travers des réalisations bénéfiques pour l’épanouissement de l’être, une progression dans la spiritualité, être un déclic sur n’importe quel plan.

La structure d’un thème astrologique a besoin d’une autre pour se réaliser dans sa pleine dimension. Le thème astrologique de nativité attend d’autres thèmes afin de réaliser certaines étapes.

Aimer, une équation délicate.

L’étude de l’amour en astrologie n’échappe pas à ces observations de structures qui s’emboitent, s’opposent ou encore se rejettent débouchant sur des sentiments de sympathie soudain, indifférence ou de tension.

Parler d’amour à travers le prisme astrologique ne réside pas à trouver les meilleures astralités pour réussir la vie sentimentale. Cette étude passionnante entre les thèmes de personnes qui éprouvent des sentiments l’une pour l’autre, révèlent tout un mécanisme fascinant sur le fonctionnement de la relation. Véritable entité à part entière, le duo amical ou un couple vit dans son propre univers issu d’un troisième thème formé par le mélange de leurs thèmes.

Cet article traite de l’amour charnel avec Vénus et des réflexions sur les problématiques amoureuses, mais ce fonctionnement qui associe les points de force ou activent les faiblesses entre les thèmes, vaut également pour les relations complices entre amis. On trouve en effet de puissants liens d’amitié avec les inter-aspects de Vénus de l’un avec les astres de l’autre personne.

Vénus, porte d’entrée à l’Amour cette alchimie subtile, nous enseigne combien l’Amour celui que chacun attend sur terre, est indissociable d’un programme d’évolution.

En astrologie, vous ne trouverez jamais de synastrie idéale, simplement parce que toute rencontre renferme une mission définie afin de faire évoluer les deux personnes. Vous trouverez des dissonances nécessaires à la venue de sentiments d’inconfort afin de provoquer justement des remises en questions et l’évolution. En comparant deux thèmes, vous trouverez des astralités porteuses d’émotions négatives afin d’interpeller l’un ou l’autre sur ce qui est « à modifier» au sein de la relation. Les répétitions de sentiments toxiques posent en revanche souci dans le sens où leur quantité exprime que la relation repose sur des tensions. L’évolution n’est pas synonyme d’émotions positives, certaines rencontres sont douloureuses, destructrices ou regrettables.  Avec le temps, l’interférence d’un natif dans la vie de l’autre se présente avec plus d’objectivité.

Les chemins de vie.

Il est des vies où le temps de l’amour est éphémère comparé à toute la durée de l’existence, il est des vies remplies d’amour sous différentes formes avec un amour familial et une vie intime stable. Des êtres ne veulent pas se réaliser à travers une vie de famille, ils sont épris de liberté et leur équilibre passe par d’autres réalisations. Chaque destinée ne ressemble à aucune autre, chaque rythme et période de bonheur se situent bel et bien à des périodes différentes de la vie. Les êtres sont très inégaux devant la répartition du ciel de nativité aussi bien dans la façon de vivre le monde que sur les priorités.

Ces chemins de vie aussi riches les uns que les autres évoluent dans notre société qui impose des codes et voudrait faire rentrer les êtres dans des cases. Pour un homme s’épanouir à travers une paternité ou pour une femme la question de se réaliser complètement à travers une maternité, la réussite sociale et le confort matériel sont autant de cap à franchir dans des tranches d’âge les plus idéales.  S’il est vrai que l’horloge biologique tourne chez la femme, l’épanouissement des hommes et des femmes ne passe pas toujours par une paternité et une maternité, toujours est-il que chaque dizaine résonne comme un compte à rebours pour l’échéance de certaines réalisations. Etrange société qui fabrique des vies stéréotypées et in fine, toxiques pour le moral de ceux qui franchissent ces échéances sans avoir répondu à ses standards.

Le cap de la vingtaine, de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, de la soixantaine ne veulent rien dire au regard des astralités natales.

Naturellement le premier retour de Saturne autour des 29 ans de chaque natif sonne le glas d’un bout de vie pour en démarrer une nouvelle. Au milieu de l’existence lorsque survient la quarantaine, l’opposition d’Uranus à lui-même marque un appel au bilan et invite bien souvent à une nouvelle orientation de vie. Cette opposition d’Uranus à sa position natale renverse les choses établies jusque-là dans la vie du natif. Cependant le plan affectif peut totalement être épargné par ce retour de Saturne et cette opposition d’Uranus. Les cycles planétaires tels que celui de Saturne situent des périodes sensibles aux changements de cap, des sortes d’éveil mais le thème répond à ces périodes à condition que ces astres soient dominantes et aspectés à des astres personnels. On peut citer le cycle de Neptune, régulier sur le Zodiaque, avec sa vitesse de croisière de 13 ans et quelques mois par signe. Neptune propose à chaque natif des questionnements notamment sur l’orientation durant le carré de Neptune à lui-même, autour des 41 ans, de sorte que la quarantaine en astrologie se présente comme la rencontre entre l’opposition d’Uranus à sa position natale avec le seul carré de Neptune à la position natale. En effet le premier carré de Neptune à lui-même est le seul carré qu’un natif peut vivre de son vivant. L’opposition de Neptune à sa position natale survient autour des 83 ans, coïncidant avec le retour d’Uranus à lui-même 83 ans et quelques mois).

Enfin et cela fera l’objet d’un prochain article, le cycle de Pluton irrégulier dans chaque signe autour du Zodiaque ne propose pas les mêmes périodes de vie selon les époques sous lesquelles les populations naissent. Le carré de Pluton à sa position natale se joue en effet autour des 38-41 ans pour les personnes nées entre les années 1960-1980 mais la génération dès les années 2067 avec Pluton en Bélier connaîtra le premier carré de Pluton à sa position natale autour à partir de ses 93 ans. Pluton Bélier 2067 premier carré 2160 entrée en Cancer.

Il est évident qu’une personne n’expérimente pas un carré de Pluton à sa position natale de la même façon quand elle a 38-41 ans ou 93 ans. Ce constat ne s’arrête pas là puisque Pluton propose des transformations de longue durée dans les prochains signes à venir où sa vitesse ralenti sur le Zodiaque jusqu’au Taureau.

Des astres personnels et notamment Vénus, incluses au natal ou aspectés par des transsaturniennes exposent à des expériences sur le plan affectif : amour, lien amical. On peut comprendre l’imprégnation émotionnelle de ces expériences au nombre de transsaturniennes qui aspectent Vénus natale et surtout vis-à-vis de la vitesse de la transsaturnienne.

Chacun évolue sous un rythme qui lui est propre, chaque natif possède une fenêtre de temps pour se réaliser dans tel domaine, un temps pour s’épanouir, tout ceci dissocié des diktats de la société.  Mais chaque civilisation aussi connaît des rythmes différents, comme en témoigne le cycle irrégulier de Pluton au fil des époques, promettant de longues transformations aux futures générations.

A l’instar de tout événement majeur sur le chemin de vie si unique pour chacun, l’amour est appelé à être vécu à des périodes précises sans tenir compte des cases imposées par la société.

Dans ce monde décadent où l’image a pris le pouvoir et l’apparence est reine, l’élégante Vénus est une porte d’entrée à tout un programme de vie.

Valérie Darmandy

15.04.2017 à 00H09

 

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