Naître


 

Valerie Darmandy 2014 article naîtreUn ciel à l’état de veille.

Un enfant naît sous un ciel renfermant des potentialités  codées sous la forme de configurations. A l’état de veille dès la naissance, ces dispositions astrologiques se déploient au fil du temps et l’accompagnent dans ses réalisations : affectives, professionnelles, ou leçons à comprendre.  Se réaliser n’est pas toujours synonyme d’épanouissement, cela englobe aussi les leçons qu’est venu apprendre la personne pendant son séjour terrestre. En s’établissant à un moment précis, le thème de l’enfant interfère avec celui des membres de la famille. A partir de cet instant, son thème natal évolue au sein d’une dimension collective, pourtant son aventure a commencé 9 mois avant.

Son ciel de naissance contenant des cycles  d’astres à dimension collective ou individuelle, se présente sous des aspects qui, dès la venue de l’enfant, ne cessent d’évoluer.  A des périodes précises, ces cycles initiaux reconnaissent la même fibre astrologique mondiale et entrent en résonance avec elle, on assiste alors à un écho entre le natal et le mondial auquel l’enfant est réceptif. Ces rappels entre la structure natale et la mondiale jalonnent la plupart du temps les grands moments d’une vie.

La vie avant la vie

On pourrait penser que la validité du thème natal prend effet à l’instant même de la naissance, naturellement l’enfant prépare sa venue bien avant la minute où l’on enregistre sa naissance. On a coutume d’accorder comme point de départ, l’instant précis de la naissance, pourtant cet événement n’est que l’aboutissement d’une vie in-utéro. Aussi, les états célestes pendant la fin de la vie utérine peuvent être complémentaires à l’étude du ciel de naissance.  D’un point de vue astrologique, ce qui me paraît intéressant dans une carte natale n’est pas seulement l’état de la carte de naissance reflétant l’aboutissement de la conception mais ce que l’enfant n’a pas voulu avoir dans son ciel ou ce qu’il a attendu pour venir au monde.

Dans le cas d’une naissance par voies naturelles, l’état du ciel au moment où les contractions se rapprochent, fournit une indication sur les désirs de l’enfant à vouloir naître sous ce ciel.  A l’instar de la synastrie, on peut aller plus loin en comparant les aspects de l’état du ciel au moment des contractions rapprochées avec celui de l’arrivée à l’air libre.  Pendant ce laps de temps, les aspects se formant ou disparaissant éclairent à nouveau sur les motivations de l’enfant à incarner ce ciel. 

Il peut attendre des configurations astrologiques précises venant de l’hérédité astrale, désirer un aspect parfait, la même planète à l’ascendant que l’un de ses parents ou grands-parents,  attendre que sa Lune se cale sur celle de l’un de ses frères et sœurs ; il peut aussi être question de la fin d’un aspect séparant, d’une rétrogradation qui démarre ou s’achève, l’activation d’un orbe, ou simplement un changement de signe à l’ascendant.

La qualité de l’aspect compte, à savoir est-il séparant, étroit, appliquant, angulaire, non angulaire, en maison cadente, succédente, autant de facteurs à prendre en considération et donnant une idée du relief de l’aspect en question dans sa future vie.  Un enfant naissant au début de la formation d’un trigone Lune Jupiter quand l’orbe entre en vigueur mérite une attention particulière.

Naissance prématurée

Une naissance prématurée est pourtant le bon signal pour l’enfant, il est judicieux d’observer le signe Zodiacal qu’il refuse d’avoir – si celui-ci change- et celui qu’il prend. De même, avancer sa venue au monde est une façon de refuser les astres dans certains signes, notamment les astres au pas rapide, quittant un signe en un mois environ, tels que Vénus et Mercure (exceptés pendant leurs phases de rétrogradation où leurs séjours s’étirent dans un signe).  Toutes ces observations associées aux aspects attendus sont les outils dont il souhaite disposer pour son évolution. En naissant prématurément, l’enfant peut aussi vouloir hériter de configurations familiales, ce qui n’aurait pas été le cas si la naissance avait eu lieu à la date fixée de l’accouchement. Les naissances prématurées sont peut-être celles à étudier en profondeur pour comprendre la venue à l’avance de l’enfant, ainsi que son rôle au sein de la famille. La synastrie familiale apporte un éclairage.

La précision pour une naissance

Il est intéressant de voir à quel point les cuspides d’ascendant sur la fin d’un signe témoignent d’un désir précis de l’enfant, tout comme les astres entrant dans l’orbe des angles au moment où l’enfant commence à venir. Toute entrée d’astre dans une orbe pendant les derniers instants de la vie utérine fournissent des informations intéressantes.  Les pointes des maisons communément, appelées cuspides, sont les plus rapides à se déplacer sur le Zodiaque. Néanmoins, elles le balayent à des vitesses dépendant de la latitude et longitude du lieu de naissance, raison pour laquelle on vous demande votre lieu natal pour dresser le ciel. Il arrive que l’enfant ne souhaite pas arriver au monde avec un ascendant dans les premiers degrés d’un signe, il naît avec un Ascendant dans l’ultime degré d’un signe, par exemple sous un ascendant 29°58 Sagittaire.

Il ne veut pas du signe du Capricorne en cuspide d’ascendant mais d’un Capricorne comme second signe d’ascendant, ou du signe Capricorne intercepté. Même si il occupe le dernier degré d’un signe, le premier maître ascendant doit être considéré, le négliger expose à fausser l’analyse, les rythmes et les cycles de vie de l’enfant. Sous nos latitudes et longitudes, la cuspide d’ascendant bouge en moyenne à raison de 1° toutes les 4 minutes. Aussi, soyez exigeant sur l’heure de naissance et privilégiez plutôt quelques minutes avant la sortie de l’enfant car le ciel de la fin de la vie utérine témoigne des motivations de l’enfant de venir à cet instant.  Il serait regrettable d’arrondir la cuspide d’ascendant et de la faire basculer dans le signe suivant sous prétexte de douter de la validité d’une cuspide d’ascendant sur un dernier degré. Si l’enfant est né avec un ascendant à 29°59 d’un signe, sa cuspide d’ascendant appartient bien à ce signe.

Naître aux frontières des ascendants.

Pour les naissances avec les ascendants en en fin de signe, la cuspide d’ascendant et la maison I sont deux données distinctes.

Dans un tel cas, à sa naissance, son ascendant possède deux maîtrises : celle de la cuspide de I puis celle associée au signe suivant situé dans la maison I. Dans le cas des signes ascendants  Scorpion, Verseau, Poisson, régits par les transaturniennes, les maîtrises d’ascendant sont tenues par les planètes à dimension personnelle et collective,  ces dernières régulant souvent les cycles de vie de l’enfant.

Toujours dans le cas d’une naissance avec un Ascendant en fin de signe, une autre situation se présente, l’enfant peut avoir une cuspide en fin de signe et posséder un signe intercepté, c’est-à-dire un signe entier dans la maison I. Ce signe intercepté sera à considérer avec beaucoup d’attention car il est mis dans son intégralité à la disposition de l’enfant et sous-entend des besoins d’apprentissage. Les propriétés du signe intercepté sont à intégrer durant l’existence et cela peut demander un travail intérieur sur une grande partie de vie. Loin d’être un simple hasard du ciel, l’interception d’un signe dans sa Maison I demandera à l’enfant, devenu adulte, d’assimiler la symbolique du signe et pas seulement. Par ailleurs, il devra le faire avec les outils mis à sa disposition dans son ciel. Il peut utiliser d’autres parties du ciel afin de parvenir à « intégrer » son signe intercepté en maison I.

Les maîtrises du signe intercepté, leurs lieux et leurs qualités célestes délivrent une série d’informations sur l’intégration qu’il devra faire. La présence de deux signes à l’ascendant implique des changements profonds sur le mode de vie la plupart du temps à l’initiative de la personne. Ces changements peuvent s’avérer radicaux un peu comme une mue vers un nouvel état d’esprit. Ils se manifestent concrètement par le désintérêt d’un environnement en vue d’épouser un nouveau cadre de vie, mode de vie ou style vestimentaire. A chaque fois, c’est du cas par cas, selon les lieux où se trouve le maître ascendant initialement dans la carte et l’état général du ciel de naissance.

Dans le cas d’interception de la I, l’état général de la maison VII, maison évidemment aussi interceptée, fournit des informations complémentaires. Bien que cet article ne traite pas de la Maison VII, étant la maison des autres, cette maison astrologique englobe toute action venant de l’extérieur, elle fonctionne en duo avec la I et met en exergue l’interaction du monde extérieur sur la personne.

La maison VII est incontournable dans l’étude d’une carte du ciel car elle renferme les circonstances susceptibles de faire évoluer l’enfant. Les jeunes personnes ayant un signe intercepté dans la maison I sont appelées à l’assimiler et automatiquement leurs maisons VII sert de balancier, elle permet de se repositionner, d’être confronté aux autres et surtout d’évoluer.

Une autre situation se rencontre dans les naissances, l’ascendant et la maison I n’occupent pas un signe entier, exemple un ascendant 2° Lion et la maison I s’arrête à 27° Lion. La cuspide de I symbolisant l’incarnation met l’accent ici sur les dispositions du signe en question. Bien que la qualité terrestre et céleste du maître ascendant soit le chef d’orchestre dans la disposition psychologique, une petite maison I réclame l’étude de la maison VII, maison servant à étudier les relations aux autres.  La nature du signe, fixe, mutable ou cardinal donne une information intéressante sur la façon dont la personne peut changer son fusil d’épaule ou au contraire rester sur ses opinions. Le contenu des maisons et de leurs maîtrises font toute la différence.

Pour comprendre comment va évoluer l’enfant avec son ascendant ou ses multiples ascendants, dans le thème plusieurs secteurs renseignent. En premier lieu, le bloc «  maitrises de I et leurs aspects et leurs qualités » + les structures dominantes campe le décor. Les rapports entre ces structures dominantes composent son ciel intérieur, la façon dont il verra son monde…La lecture d’un ciel n’est pas fragmentée.  Aucun aspect n’est lu de manière isolée, ils se déclinent sur différentes dimensions et leurs hiérarchies composent  une équation délivrant des informations sur le mécanisme intérieur.

Le problème est de savoir à quel moment précis doit-on considérer la naissance. 

Est-ce quand la tête de l’enfant se présente ou lorsqu’il est sorti et pousse son premier cri. Ces situations peuvent être distancées de quelques secondes ou minutes. Au cours de ces instants, le ciel mondial, qui devient le ciel natal de l’enfant, ne change guère sauf si la pointe de l’Ascendant, située à la frontière de deux signes zodiacaux, est sur le point de changer de signe. En pareille situation, il existe la fameuse seconde durant laquelle  la cuspide d’ascendant bascule en début du signe zodiacal suivant.

Entre symbole, cycle et transit

Dans le discours astrologique, il convient de distinguer  le symbole pur de l’analyse complète, issue d’un tissu de symboles, de transits et de cycles réactivés.

Le premier sert de référence astrologique, on attribue des situations à des symboles. Exemple, les distractions appartiennent à la maison V (qui possède d’autres corrélations). Ainsi, sur le plan symbolique, on évalue si les astres en maison V délivrent des aptitudes aux distractions et selon la nature de l’astre, on peut cerner lesquelles. Toujours dans le symbole, on accorde Uranus aux événements imprévus et rapides.  Cependant il arrive qu’entre le monde du symbole et celui de l’analyse, il y ait tout un fossé car ce sont deux paramètres bien distincts.

Jupiter à qui l’on associe spontanément des vertus royales et bénéfiques peut parfaitement se révéler un élément perturbateur dans une structure natale ou mondiale.  Un astre au symbole bénéfique mal disposé peut créer bien des turbulences, y compris Vénus et Jupiter.

C’est dans ce sens que l’on accorde à la cuspide de I la place « symbolique de l’incarnation » et à la maison XII les états précédents l’incarnation dans la matière. La vie intra utérine se situerait sur un plan purement symbolique dans la maison XII et cette maison aurait un lien chez la femme avec la grossesse. Cette maison est à étudier sur le plan symbolique pour cerner la qualité de l’accouchement.

Toujours sur le plan symbolique dans les thèmes féminins, la naissance d’un enfant est rattachée à la maisons V pour la venue d’une nouvelle vie, des joies et célébrations liées à la naissance, à la maison XII correspondant à la vie utérine puis à la maison VIII maison associée à la sexualité et aux zones utéro-génitales. Dans le thème d’une femme, sa maison VIII est en analogie avec la naissance par voie naturelle. Les césariennes font référence à la notion d’une matrice ouverte par la main de l’homme utilisant des instruments tranchants. On doit y voir le rôle encore symbolique de la Lune avec des associations d’astres à connotation agressive évoquant la coupure, tels que Mars ou plus précisément l’intervention technique et chirurgicale attribuée à Uranus.

Encore une fois, ceci reste dans le symbole.

Devant les faits, le codage astrologique est différent et plus complexe, une femme ayant son enfant par césarienne n’a pas systématiquement d’aspect entre Mars et la Lune au moment de la naissance de son enfant.

Dans le cas d’une naissance par césarienne, on ne doit pas oublier la frustration ressentie par la mère. Selon son degré de frustration, il ne serait pas étonnant de trouver un aspect ou un transit de Saturne ou  Uranus, Mars, Saturne sur des zones stratégiques du thème pendant une césarienne.

Il y a une vingtaines d’années, je me souviens d’une conjonction Lune Mars en Scorpion dans le thème natal d’une sage-femme, les astres reflétaient en réalité son activité et l’environnement. L’aspect de courage et le sang-froid lié à son métier. Sur le plan médical, le symbole du sang  -Mars –en conjonction à la Lune parlait d’une activité touchant essentiellement une clientèle féminine. Autant ces symboles sont des indices, autant pendant une naissance l’état du ciel révèle des aspects plus fins, adaptés à l’état émotionnel en cours des parents.

Si la naissance est symbolisée par les maisons V, VIII et le passage de la XII à la I, ligne d’incarnation, pendant une naissance le symbole s’efface devant un rouage astrologique des plus complexes.

Au moment de la naissance, les astres, luminaires et les maisons créent ensemble un ciel unique : celui de la naissance d’un être.

Il se produit  un enchevêtrement entre les structures du thème de l’enfant et celles du ciel des parents, grands-parents et de la fratrie.  On assiste à une construction astrologique et aucune localisation d’astre n’est hasardeuse.  Dans le thème d’un membre de la famille, parents mais aussi frères ou sœurs,  une naissance  peut être balisée par un transit de Jupiter, symbole de légitimé, mais les choses ne sont pas aussi simplistes.

N’importe quel transit peut se trouver en cours dans le thème d’un parent pendant la naissance d’un enfant et Uranus, pour son pouvoir déstabilisant sur l’organisation, présente un intérêt lors d’une naissance. Dans la carte des parents, les astres retranscrivent l’état psychologique et les changements amenés par une naissance. Si la venue d’un enfant est souvent associée à Jupiter pour sa disposition à légitimer une situation, plaçons nous dans la réalité, une naissance entraîne une nouvelle organisation, des responsabilités, un changement de rythme, des horaires modifiés, une fatigue liée aux nuits plus courtes. Lors de la venue d’un enfant, la perception d’une réduction du temps est ressenti par les parents. Uranus contracte aussi la perception du temps, Saturne se rencontre pendant les naissances, par son passage il scelle aussi cette nouvelle responsabilité familiale. Pourtant ni Uranus et encore moins Chronos ne sont retenus en astrologie pour symboliser les enfants. Pourtant, ces configurations planétaires temporaires reconstituent la réalité qui entoure les parents, ils ne sont plus lus en tant que symboles.

Le thème de l’enfant possède ses propres dimensions et contient à son tour, des climats codés sous la forme de symboles.  Ainsi il dispose de certains astres dans des maisons, articulés par des structures de premier plan ou second, fournissant des renseignements.  En se penchant sur le thème d’un  nouveau-né, on y lit donc des symboles tels que des astres naturellement installés dans des maisons.

Cette lecture reste  analogique mais les structures étant hiérarchisées, certains astres ont plus de relief que d’autres et par conséquence, les climats qui en découlent aussi. Des configurations se situent au premier plan, elles composent la structure centrale du thème et  sont porteuses de climats incontournables mais aptes à être modulés au moment où ils ont lieu, selon les niveaux de consciences, critère fondamental en astrologie.

Les astres et aspects de différentes qualités forment le thème de sorte que son ciel alterne entre harmoniques et dissonances. Les structures natales d’un enfant renferment de véritables dynamiques et il faut attendre qu’un cycle de son thème se réactive pour voir apparaitre les premiers événements ou climats.  Ceci explique les rythmes très différents d’un enfant à l’autre.

Dans le cas d’une naissance, on assiste à une coordination  entre deux facteurs distincts : le symbole et l’analyse complète.  Le symbole reflété dans le thème des parents reste en quelque sorte annonciateur d’un climat tandis que l’événement en lui-même, est initié par des cycles et de nombreuses répétitions d’aspects. Le symbole décode un climat en se référant à une lecture purement analogique. Quand un événement encodé par le symbole, se met en place, l’événement est retranscrit par une multitude d’aspects lui conférant une réelle dimension dont la portée retentit sur le plan émotionnel.

Plus les astres sont nombreux à tisser un même climat, plus grande est l’émotion qui entoure la personne. Chaque thème d’enfant a son propre rythme mais des climats peuvent commencer dès l’enfance, à travers des événements concernant les parents, tel qu’un déménagement changeant l’environnement de l’enfant.

On peut prendre un autre exemple des plus classiques. Dans une carte natale d’un enfant renfermant des facteurs répétés d’aisance en communication et sujet aux prises d’initiatives, ces aptitudes  sont codées à l’état de veille et identifiables par une lecture analogique. Malgré le fait qu’ils soient lus sur un plan symbolique, ces configurations astrales possèdent leur dynamique propre, liée à des cycles.  Ces cycles rythmeront la vie de l’enfant et l’adulte qu’il deviendra.

En déployant ses compétences, l’évolution de l’enfant sera astrologiquement retranscrite, non pas en symbole mais sera synchronisée avec des passages planétaires lents dans des zones sensibles de sa carte natale.

Il peut s’agir de transits de longues durées ou de réactivations de cycles qu’on appelle résonances.

Il arrive que des systèmes de datation (transits et résonances, progression) convergent ensemble et stimulent ce qui était en sommeil depuis sa naissance. C’est à nouveau la même règle qui s’applique en astrologie, plus son thème sera cerné par des climats astrologiques décrivant le même climat, plus il sera pleinement sensibilisée par une situation, qui à l’origine, est encodée dans son thème. En astrologie le temps est très différent du calendrier que vous connaissez, des enfants naissent sous des thèmes au rythme plus lents que leurs petits camarades.

Devenu adulte, la perception du monde.

Excepté les naissances programmées soulevant le débat du libre arbitre, l’enfant choisit de venir à un instant précis, c’est lui qui pousse et désire son ciel, si complexe soit-il. Il épouse ce ciel pour se réaliser ou jouer un rôle au sein de sa famille ou la société.

La naissance et la mort sont les deux étapes majeures, au milieu se déroule l’évolution inhérente aux expériences que chaque personne vit selon de nombreux paramètres. En premier lieu, on doit tenir compte des filtres psychologiques reçus durant l’éducation, les valeurs, principes ou blocages. Ces paramètres cohabitent avec les compétences, les désirs personnels, un environnement social et économique plus ou moins propice à leurs développements. Le thème natal n’est qu’une grande équation de l’individu confronté au plan collectif.

Face à sa carte du ciel, ces multiples facteurs entrent en ligne de compte dans la façon de vivre son thème, ensemble ils composent la marge du libre-arbitre, une notion perçue bien différente d’une personne à une autre.

Devenus adultes, certains diront que l’on crée sa vie, d’autres que l’on ne peut éviter les grands événements car ils sont indispensables pour devenir eux-mêmes. Il est toujours intéressant d’observer à quel point les discours changent selon l’état des structures natales. Nul doute que chacun perçoit le monde qui l’entoure et sa capacité à agir, en fonction non seulement de sa propre expérience et des verrous qu’il a pu faire sauter au cours de son évolution. Si les grandes lignes certes construisent un destin, il est donné à chacun la possibilité de moduler les climats et d’optimiser sa vie.  Les choses importantes ne le sont que par l’attention que l’on leur accorde. En réalité, la sensibilité aux situations passe à travers ces nombreux filtres bien ancrés  et s’éveille selon l’état initial du ciel de naissance puis l’état temporaire du ciel.

L’astrologie offre une lecture en perspective en reconstituant les dimensions du thème natal. Le contenu d’une carte n’est jamais que le reflet de la personne et des climats proposés qu’elle peut moduler, toujours selon son niveau de conscience.

Valérie Darmandy

2014/09/08 à 9:56

 

copyrighta92g1c61

 

 

Advertisements

4 Commentaires

Classé dans un instant choisi par l'enfant

4 réponses à “Naître

  1. Article très interessant , pour les accouchement sous césarienne, je te conseille d’observer les synastries de Cérès entre enfant et parent

  2. L’affaire des degrés limites de fin de signe, je l’ai vu entre un pére et un fils qui avaient tout deux l’ascendant à 29°45 du cancer, donc ça donnait à penser que ce n’était pas un hasard, en plus le fils n’avait pas connu son pére, disparu avant sa naissance durant la guerre.dans des circonstances obscures, le fils montrait dans la vie un manque d’ego manifeste, avec le signe du lion en maison un non intercepté.et de plus plein de planètes !.

  3. Et que dire Valérie des naissances désirées et des naissances non désirées???

  4. Tout dépend où l’on se place en parlant de naissance non désirée. L’astrologie est un outil de lecture et d’observations.
    Elle est un langage universel c’est à dire adaptable selon les codes culturels et les époques traversées. Tout évolue, sa lecture évolue aussi. Entendons par là pour citer un exemple, si l’on considère Vénus, comme référent utilisé en lecture astrologique pour cerner l’attirance, le niveau d’attachement au physique, on associe Vénus est à l’amour. Il faut rappeler que l’amour dans certains pays ne résulte pas d’un désir, il est décidé par les familles parce qu’il répond simplement à une tradition.
    Vénus, la séduction, a donc moins d’interférence dans le choix amoureux selon où l’on se place dans le monde, il faut considérer d’autres référents astrologiques, le plus souvent Saturne faisant office de tradition, ou encore la Lune et la maison IV.

    Un enfant naît à un instant précis afin de stimuler dans des mécanismes familiaux, cela n’est pas synonyme d’entente familiale puisque l’enfant en naissant sous tel moment joue en quelque sorte un rôle auprès de la cellule familiale. Il peut s’incarner pour faire évoluer l’un des parents – ou les deux- ou encore sensibiliser des membres de la famille à travers des prises de conscience plus ou moins grandes, douloureuses ou pas. L’enfant vient pour vivre des expériences sous son époque.
    L’exploration à travers le prisme astrologique de thèmes familiaux, du mécanisme de la naissance et celui de la mort – l’entrée et la sortie dans la vie terrestre- invite à se poser des questions bien au-dela des rouages de l’astrologie, simple mode de lecture. L’observation astrologique approfondie suscite tôt ou tard des questions philosophiques et même spirituelles. Que sommes-nous venus faire sur ce plan terrestre, souffrir, expérimenter, être épanoui à des instants et frustré à d’autres, quelle leçon tirer de tant d’expériences au cours de l’existence?

    Quand au désir d’enfant ou pas c’est au cas par cas me semble-t-il. Il faut considérer l’époque et les pays car l’astrologie est mondiale. Dans chaque pays il y a des histoires de familles si variées.
    De nos jours en France depuis la loi de l’IVG une femme a le droit de refuser de mener sa grossesse à terme pour des raisons diverses ou parfois des raisons de santé.
    Il existe aussi le déni de grossesse et la découverte d’une grossesse tardivement.
    Ressentir sa grossesse non désirée dépend de tant de facteurs, environnementaux, financiers, relationnels, c’est de l’ordre de l’intime.
    Chaque femme a sa propre expérience et son vécu. Elle est seule face à sa propre expérience et ses choix sont personnels.

    Nous avons tous un chemin d’expériences.

    Valérie Darmandy